Le plagiat est une pratique présente surtout dans le domaine artistique : musique, littérature, peinture ou encore mode.
Le plagiat, c’est quoi ?
Tel qui l’est mentionné dans le Larousse, le plagiat est « l’acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre ». En d’autres termes, c’est tout concept qui est repris, utilisé, copié et présenté, de manière partielle ou intégrale, comme étant le nôtre à défaut de son propriétaire. Il peut alors s’apparenter à de la contrefaçon.
Il constitue une fraude entraînant des poursuites pénales pour la personne à l’origine de l’acte. Pour faire simple, l’acte de plagiat est une violation de la propriété intellectuelle d’autrui.
Les multinationales dans le viseur
Les enseignes de prêt-à-porter H&M, Bershka, Forever21 sont connues pour proposer régulièrement de nouvelles collections. Mais il se peut que des copies fortement inspirées de créateurs s’y soient glissées. Zara fait souvent l’objet de scandales en la matière. La marque a déjà été accusée de plagiat en volant des créations de grandes marques comme Céline, Kenzo, Tom Ford, Givenchy ou des designs d’artistes. A titre d’exemple, l’enseigne a volé le design des pins et patchs de l’illustratrice Tuesday BASSEN. La créatrice a contacté Zara qui s’est contenté, pour sa défense, de dire qu’elle n’était pas assez connue et a estimé lui donner de la visibilité, comme pour se dédouaner.

Ce phénomène touche des maisons plus prestigieuses comme DIOR qui a était accusée de reprendre une veste traditionnelle roumaine dans sa totalité. Les grandes marques s’attribuant des créations d’autrui, c’est à se demander si les stylistes n’ont pas le syndrome de la page blanche, une panne d’inspiration.

Les créateurs souffrent
Les créateurs sont victimes des géants de la mode avec qui ils ne peuvent pas rivaliser. L’avènement d’Internet n’a pas arrangé la chose et facilite même l’accès aux réalisations d’autrui. L’artiste voit alors son travail utilisé sans son autorisation. Cela devient difficile pour eux de se protéger. Les droits d’auteur sont remis en question.
Pour contrecarrer ce phénomène, on a vu la naissance d’un compte Instagram « Shop art theft » qui liste tous les articles plagiés par les marques et qui renvoie immédiatement le consommateur sur le site du créateur.
Les causes de ce fléau
Les causes sont multiples. L’engouement pour ces enseignes et la surconsommation des consommateurs, qui sont à l’affût de créations originales à des prix plus attractifs, sont l’unes des principales. Car oui, les grandes enseignes s’inspirent des défilés de haute-couture pour concevoir à leur tour, une mode plus accessible.
Cette profusion est à l’origine d’un rythme effréné de création. Auparavant, deux collections par an, mais à l’heure de la « fast-fashion », c’est chaque semaine. La création d’une collection prend du temps, ce qui signifie que les créateurs ne peuvent pas se renouveler aussi souvent. Il leur est impossible de suivre le rythme.

Au final, le Web a permis au monde entier de s’inspirer de manière illimitée amenant alors à confondre inspiration et plagiat. La limite étant très mince, il est réellement important de différencier l’un de l’autre et de saisir les conséquences de nos actes quand on est amené à réaliser du plagiat.